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Français>>EnvironnementMise à jour 20.05.2011 08h32
Halte aux lignes à grande vitesse

Le défenseur de l'environnement du pays a ordonné l'interruption de l'exploitation d'une ligne à grande vitesse et stoppé les travaux de construction d'une seconde, avançant une violation des lois environnementales.

Le ministère chinois de la Protection de l'environnement a publié une information sur son site Internet mercredi, selon laquelle il avait ordonné l'arrêt de la construction de la ligne entre Tianjin et Qinhuangdao, dans la province du Hebei, car les responsables ont omis de demander une nouvelle étude de l'impact environnemental du projet après avoir modifié le tracé.

Avant cela, le ministère a publié un communiqué le 25 avril, demandant l'interruption de l'exploitation de la ligne de passagers Jiaoji entre Qingdao et Jinan, dans la province du Shandong, car celle-ci n'avait pas encore fait l'objet d'une étude d'impact environnemental.

Selon un article du journal de Guangzhou 21st Century Business Herald, qui cite des sources internes, une des premières lignes à grande vitesse du pays avait été autorisée en 2006 par la Commission d'État pour la Réforme et le Développement, de faire la demande de cette étude après la fin des travaux. Elle doit cependant faire l'objet de l'étude avant d'être ouverte au public.

Cependant, la ligne, sur laquelle circulent des trains à grande vitesse depuis la fin des travaux en 2008, n'a pas déposé de demande à cette fin. La société ferroviaire a répliqué qu'elle avait pris des mesures pour éviter un impact négatif sur l'environnement et que si son exploitation était interrompue, cela causerait de grosses pertes économiques et sociales.

Le ministère de la Protection de l'environnement a enjoint la société à se conformer à la loi avant la fin du mois de mai ou ce dernier déposera une demande auprès du tribunal pour que la ligne soit fermée.

Mercredi, un responsable de la communication du ministère des Chemins de fer n'avait pas souhaité faire de commentaires sur les deux incidents

Zhao Jian, professeur en droit des transports à l'université Jiaotong de Beijing a déclaré qu'il n'avait pas connaissance de précédents cas de ce genre.

« Les autorités environnementales ont toujours donné le feu vert aux projets ferroviaires », a-t-il observé.

La publication des deux communiqués coïncide avec les turbulences qui agitent le ministère des Chemins de fer.

L'ancien ministre Liu Zhijun, qui défendait « un développement par bond », a été révoqué de son poste et fait l'objet d'une enquête pour « grave violation de la discipline » depuis le 12 février dernier.

Sheng Guangzu, qui a remplacé Liu, a ordonné que la vitesse d'exploitation des lignes à grande vitesse passe de 350 km/h à 300 km/h. Il a également revu à la baisse le nombre de projets, tout en donnant priorité aux projets déjà lancés et à ceux qui étaient le plus urgents en termes de développement économique.

Ma Jun, directeur de l'Institut des affaires publiques et environnementales, une organisation non gouvernementale, pense que ces communiqués « aideront à rendre plus rationnels le rythme et l'échelle de développement des lignes à grande vitesse. »

De plus, selon lui, l'autorité environnementale essaie de rendre les études d'évaluation plus importantes, en insistant sur leur transparence et sur l'implication du public.

« Bien que la Chine ait introduit le système d'évaluation de l'impact sur l'environnement il y a trente ans, il n'est pas aussi efficace que dans les pays occidentaux. La construction de nombreux projets est lancée avant que l'évaluation soit conduite et certaines évaluations ne détectent tout simplement pas les risques pour l'environnement », explique-t-il.

Les raisons résident dans la façon dont l'évaluation est conduite.

Dans les pays occidentaux, les études d'impact sont des procédés permettant à tous les groupes concernés de s'exprimer et de trouver un consensus.

« Mais en Chine, c'est une procédure technique, lors de laquelle un groupe d'experts font des observations et des calculs. Le résultat est influencé par les groupes concernés comme les gouvernements locaux, qui favorisent le développement économique et les constructeurs, qui privilégient le profit », a-t-il ajouté.

« Il faudra attendre longtemps avant que ces évaluations ne soient vraiment efficaces », a-t-il prédit.

Source: China.org.cn

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