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Français>>EnvironnementMise à jour 05.05.2011 11h00
La Banque asiatique du développement évoque le réchauffement climatique

A l'occasion de sa 44ème réunion annuelle qui se tient à Hanoï jusqu'au 6 mai, la Banque asiatique du développement a fait du changement climatique l'une de ses priorités. La Banque a déclaré que le changement climatique pourrait sérieusement affecter les vies de plus de 2 milliards d'être humains en Asie-Pacifique.

Au cours des dernières années, plusieurs millions d'habitants de la région Asie-Pacifique ont dû fuir les désastres naturels. Alors que la menace du changement climatique se fait de plus en plus pressante, la Banque asiatique du développement a choisi d'initier un débat entre experts à propos des risques climatiques et des solutions à y apporter à l'occasion de sa réunion annuelle. La sécurité de l'eau, la sécurité alimentaire, et la sécurité des désastres naturels comptent parmi les thèmes débattus au cours de la réunion de 3 jours qui se tient à Hanoï, au Viêt-nam. Charles Rodgers, spécialiste environnemental à la Banque asiatique du développement, a déclaré que les pays en voie de développement comme les Philippines étaient victimes du changement climatique, en dépit du faible niveau de leurs émissions de carbone. Les résidents des régions côtières situées à basse altitude se retrouveraient menacés dans l'hypothèse d'une montée des eaux soudaines comme une tempête pourrait en provoquer. Les inondations et les sécheresses devraient se faire plus fréquentes et plus graves. La fourniture d'eau annuelle devrait être affectée. Afin de prêter main forte aux pays touchés par ce genre de désastres, la BAD étudie la possibilité de mettre en place un nouveau service qui leur offrira notamment des solutions financières à court terme pour les problèmes liés aux désastres naturels. Rodgers a fait remarquer que, bien que les nations industrialisées soient les principales responsables afin de faire baisser les émissions de carbone, les pays en voie de développement, en particulier ceux connaissant une croissance rapide, devraient adopter un mode de croissance à faible émission en carbone.

Charles Rodgers

Spécialiste de l'environnement à la BAD

"Non seulement cela constituera un avantage pour ces pays dans le long terme en réduisant les sources du changement climatique et ses impacts négatifs. Mais cela permettra aussi à ces pays de réduire leurs coûts énergétiques."

Une étude de l'Agence internationale de l'énergie publiée en 2007 indique que l'Asie en développement compte pour 31% des émissions totales de carbone. En 2030, ce chiffre devrait passer à 45%. D'après Rodgers, l'adaptation et la lutte contre le changement climatique sont également nécessaires.

Charles Rodgers

Spécialiste de l'environnement à la BAD

"Même si l'on arrête d'émettre des gaz à effet de serre aujourd'hui, nous assisterons toujours au réchauffement du climat durant une grande partie du 21ème siècle."

Rodgers a