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Français>>EnvironnementMise à jour 03.12.2009 17h56
Pression accrue sur les compagnies aériennes chinoises

« China Industrial Economy News » rapporte qu'à la veille de la tenue à Copenhague, au Danemark, du Sommet mondial sur le réchauffement climatique, les principales grandes compagnies aériennes chinoises ressentent une grande inquiétude, car l'Union européenne (UE) a décidé d'appliquer, à partir de 2012, le système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre (GES) ETS (Emissions Trading Scheme) et à ce moment-là, toutes les compagnies aériennes qui desservent l'espace aérien de l'UE seront obligées de 'laisser' au moins chaque année 2,4 milliards d'euros comme « paiements de passage ».

En dehors de l'UE, d'autres pays développés comme l'Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande, ils pensent faire la même chose en attribuant à l'aéronautique le rôle de l'ETS. Ainsi, il apparaîtra dans notre monde plusieurs systèmes et critères régionaux de paiements quant à l'échange de quotas d'émission de GES.

« Dans le cas où l'ensemble de ces pays appliquent ce genre de paiements d'échange de quotas d'émission de GES, les compagnies aériennes ressentiront alors une grande pression due à la montée en flèche de leur coût de revient. », a déclaré Tjoeng Albert, porte-parole d'International Air Transport Association (IATA) pour la Région Asie-Pacifique. D'après la liste publiée en août dernier par l'UE, plus de deux mille compagnies aériennes seront intégrées à partir de 2012 dans le système européen d'échange de quotas d'émission de GES, dans lequel seront compris trente trois entreprises chinoises du transport aérien (y compris de la partie continentale chinoise, de Hong Kong, de Macao et du territoire de Taïwan), dont Air China international, China Eastern Airlines, China Southern Airlines, Spring Airlines et Shenzhen Airlines.

D'après la décision de l'UE, à partir de 2012, il sera attribué à chacune de ces compagnies aériennes une certaine limite de leurs émissions de GES et les compagnies, dont le volume global des émissions sera inférieur à la limite prescrite, pourront alors vendre la partie restante de la limite. Pour ce qui est des compagnies dont le volume global des émissions dépasse la limite prescrite, elles devront alors acheter la partie dépassant la limite. Parallèlement, le quota d'émission obtenu par chaque compagnie diminuera d'année en année.

D'après les calculs effectués par IATA, dans le cas de l'application de l'ETS, le coût de revient du transport aérien mondial augmentera la première année de 2,4 milliards d'euros et ce chiffre-là augmentera progressivement d'année en année. Les compagnies aériennes qui comptent un grand nombre de lignes internationales, dont Air China international, en seront gravement et sérieusement affectées.

Zhang Wu'an, du Département d'information de Spring Airlines, a déclaré au correspondant de « China Industrial Economy News » que du fait que l'UE fait référence aux critères des données du passé, cela sera favorable aux compagnies aériennes européennes, mais accroîtra le coût de revient des compagnies aériennes chinoises.

Ces dernières ont déclaré successivement que le but de l'ETS de l'UE est bon et parfait, car il vise à protéger l'environnement, mais il est souhaitable que l'UE rectifie les clauses inéquitables qui y sont comportées, car les compagnies aériennes des pays développés doivent assumer davantage d'obligations et de responsabilités.

Le PDG de Spring Airlines Wang Zhenghua a fait remarquer à notre correspondant que les avions Airbus A320 dont dispose sa compagnie sont de fabrication française. « De leur usine de montage général en France, ils sont acheminés en Chine et on nous demande de payer les frais d'émission de carbone, ce qui nous revient à payer en plus 20.000 euros pour chaque avion, ce qui n'est pas raisonnable. »

Le Secrétaire général de l'IATA Giovanni Bisignani a suggéré de son côté qu'il faut prendre en considération les difficultés réelles des pays en voie de développement. Il a dit : « Nous devons mettre au point un programme de solution à l'échelle mondiale capable de couvrir tous les domaines de l'aéronautique, y compris la différence et l'écart qui existent entre les compagnies aériennes des pays développés et celles des pays en voie de développement. Pour pouvoir prendre en compte ce point-là, notre plus grand désir c'est que cela soit réaliser à travers International Civil Aviation Organization (ICAO) qui est doté d'un prestige excellent. »

En ce qui concerne l'IATA, il souhaite également que sous la direction d'ICAO, on adopte un programme de règlement sectoriel à l'échelle mondiale pour faire face au problème des émissions aériennes post Protocole de Kyoto. De source bien informée, cette proposition sera discutée au Sommet de Copenhague.

Quant à l'ETS, Giovanni Bisignani pense que l'utilisation de ce moyen pour faire face aux graves problèmes actuels de l'environnement est tout à fait incorrecte et inappropriée. Bien qu'il soutient le système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre, mais il est contre l'ETS. « L'Europe a choisi le mauvais moment pour adopter une mesure inappropriée sous des conditions défavorables », a-t-il conclu.

Les données établies montrent qu'en raison de la hausse des prix du pétrole ces derniers temps et de la baisse de ses profits, l'IATA prévoit qu'il connaîtra cette année une perte de 11 milliards de dollars US, alors que d'après les prévisions, le revenu sectoriel de cette année diminuera de 80 milliards de dollars US (soit une baisse de 15%) par rapport à l'année dernière.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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