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Français>>EnvironnementMise à jour 26.11.2009 11h15
Le principal négociateur climatique promet une contribution « constructive »

La Chine va tenter d'apporter une contribution constructive au sommet sur le climat de Copenhague le mois prochain et ne va pas accepter qu'il se termine par une déclaration « vide de sens », a déclaré mardi 24 novembre un négociateur chinois.

"La conférence de Copenhague constituera un jalon dans les annales, et par conséquent, on attend beaucoup d'elle," a déclaré Li Gao, un officiel de la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC), qui fût l'un des principaux négociateurs climatiques représentant le gouvernement chinois depuis des années.

"Nous allons essayer de faire en sorte que le sommet soit couronné de succès et nous n'allons pas accepter qu'il se termine par une déclaration vide et soi-disant politique", a indiqué Li lors d'un forum, qui s'est tenu deux semaines avant ce sommet qu'on attend depuis très longtemps.

Des représentants d'environ 190 pays participeront à la 15e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) du 7 au 18 décembre à Copenhague (Danemark). La délégation chinoise compte partir pour le Danemark à la fin du mois de novembre, a indiqué Li.

La réunion devrait renouveler les objectifs de réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre) fixés par le Protocole de Kyoto de la CCNUCC, dont la première étape arrive à échéance en 2012.

On prévoit également d'évoquer les possibilités de négociation pour la période après 2012.

Li a indiqué que la conférence elle-même ne peut pas sauver la terre ou résoudre tous les problèmes, et le monde doit continuer à avancer.

Il a ajouté que "le protocole de Kyoto et la feuille de route de Bali ont toujours été à la base du point de vue de la Chine dans les négociations internationales sur le climat".

La feuille de route de Bali, adoptée par les parties de la CCNUCC en 2007, a établi un processus de deux ans pour finaliser un accord contraignant en 2009 à Copenhague. Il couvre les aspects liés au climat, tels que la réduction des émissions, le reboisement, l'atténuation et l'adaptation au changement climatique, le financement et le transfert de technologie.

Li a indiqué que toutes les parties devraient négocier dans le cadre du Protocole de Kyoto et de la Feuille de route de Bali, "ou alors la conférence serait inutile".

L'état actuel des négociations sur le climat, selon lui, "a permis d'effectuer un certain progrès, mais reste largement insuffisant".

Li a fait ces remarques après que les Etats-Unis, qui sont l'un des principaux membres de la CCNUCC, ont décidé d'assister au sommet sans aucun document sur les objectifs quantifiés de réduction des émissions de dioxyde de carbone.

Le pessimisme semble prédominer avant le début du congrès, car les négociations ne peuvent pas conclure par un résultat tangible, si les Etats-Unis, l'un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde, ne se sont pas préparés à cet événement.

Le Protocole de Kyoto, qui a été signé en 1997 par la plupart des parties de la CCNUCC à l'exception des Etats-Unis, exige que les pays développés puissent fixer des objectifs précis de réduction des émissions. L'Union européenne, le Canada, le Japon et l'Australie, parmi les autres pays développés, ont fixé des objectifs en conséquence.

Le Sénat américain n'a pas approuvé le protocole il y a déjà une dizaine d'années.

Mais un haut responsable américain anonyme a déclaré lundi que son pays allait révéler ses objectifs très rapidement, pour que toutes les nations présentes puissent proposer leurs objectifs de réduction des émissions lors de la réunion de Copenhague.

Les Etats-Unis ont été sous la pression des autres nations à l'approche de la conférence de Copenhague, mais l'Acte américain sur l'énergie propre et la sécurité (Américain Clean Energy and Security Act) (ACES) qui concerne les atténuations des changements climatiques, ne sera probablement pas adopté par le Sénat d'ici la fin de 2009.

De nombreux parlementaires américains craignent que le projet de loi, qui exige une réduction de 20% des émissions de GES au niveau de 2005 d'ici 2020, nuirait à l'économie, même si l'objectif de réduction des émissions était toujours considéré comme «trop faible» pour lutter contre les conséquences dangereuses des changements climatiques, selon les observateurs.

Malgré toutes les difficultés à venir, Li a affirmé que le financement proposé par les pays développés et le transfert technologique avait permis de faire un certain progrès, ce qui peut contribuer au succès de la conférence.

"Ce sera sans doute un sommet réussi qui pourra déterminer le travail qui est à effectuer", a-t-il dit, en ajoutant que des discussions plus détaillées pourront être terminées lors des réunions de l'année prochaine.

Cependant, Li a dit que la Chine "n'acceptera aucun document juridique distinct" qui mettrait le protocole de Kyoto de côté.

Les observateurs disent bien que certains pays développés comme les Etats-Unis ne peuvent pas nier publiquement la validité du Protocole de Kyoto, ils peuvent cependant utiliser des divers moyens indirects pour le rendre juridiquement nul ou inutile, et permettre à un autre document juridique, qui correspondrait plus à leurs intérêts, de le remplacer.

"Le respect du protocole et l'adhésion à la Convention implique "des responsabilités communes mais différenciées, ce qui est une question de principe", a indiqué Li, ajoutant que les discussions sur le changement climatique avec les dirigeants de l'UE sont attendues lors de la réunion régulière, qui sera organisée entre la Chine et l'UE au cours de ce mois.

Les pays en développement vont également discuter les uns avec les autres pour parvenir à des accords et comprendre leurs préoccupations réciproques, afin qu'ils puissent se donner la main et négocier avec pertinence à la réunion de Copenhague, selon les experts.

"Les différentes parties des négociations sur le climat peuvent parler plus fort et en toute confiance, surtout si certaines d'entre elles (si elles sont parvenues à un accord) parlent à l'unanimité", a affirmé Li, faisant allusion aux négociations préliminaires avant le sommet entre les pays.

Les pays en développement et les pays développés ont également effectué ces rencontres préliminaires. En étant tous les deux les plus grands émetteurs de GES, la Chine et les Etats-Unis ont signé en juillet dernier un mémorandum de compréhension encourageant la coopération sur le changement climatique et l'énergie propre.

Durant la visite du président américain Barack Obama en Chine au cours du mois de novembre, les deux parties ont signé une déclaration commune à Beijing après des entretiens entre Obama et le président chinois Hu Jintao, qui a convenu que "la transition vers une économie verte et à faible émission de carbone est essentielle."

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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