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Français>>OpinionMise à jour 08.12.2009 09h00
Un nouvel échiquier international se profile à l'horizon -- Regard rétrospectif et réflexions sur la situation internationale en 2009 (4)

Être au centre de l'arène internationale exige que nous possédions une vision globale. Sur ces entrefaites, il est utile de rappeler la décision magistrale prise par le président Mao Zedong et le premier ministre, Zhou Enlai, en apportant notre aide à la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie.

Du mois d'octobre 1970 au mois de juillet 1976, la Chine a investi 988 millions de yuans (150 millions de livres sterling) pour aider ces deux pays africains à construire une voie ferrée longue de 1 860,5 km. Cette somme représentait plus d'un tiers de nos réserves de devises étrangères. Au moment de l'application de notre politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur, certains ont ouvertement critiqué cette décision, accusant nos deux dirigeants d'avoir la folie des grandeurs et de se lancer dans une entreprise dépassant nos capacités. Trente années se sont écoulées depuis, et nous pouvons probablement avoir une bonne quiétude pour aborder cette affaire. À mon avis, nous avions toutes les raisons de le faire. D'abord, sa signification est considérable sur le plan international. Au moment de l'achèvement des travaux, le président tanzanien, Julius Nyerere, a déclaré avec une vive émotion : « Autrefois, les étrangers ont construit des chemins de fer en Afrique dans le but de spolier ses ressources. Aujourd'hui, la Chine nous a aidés à construire un chemin de fer dans le but de contribuer au développement de l'économie africaine. » Que c'était bien dit ! Les Occidentaux sont allés les premiers en Afrique. Durant plusieurs siècles, leurs relations avec ce continent étaient celles entre spoliateurs et spoliés, entre oppresseurs et opprimés, entre agresseurs et agressés. Longtemps après eux, nous sommes allés en Afrique et y avons établi des relations basées sur l'égalité, le respect mutuel et l'avantage réciproque. On voit là un contraste frappant entre nos relations avec l'Afrique et celles de l'Occident avec ce continent. Ce contraste pourrait-il être si frappant si nous n'avions pas construit ce chemin de fer, qui est un ouvrage emblématique ? En comparant ces deux types de relations, lesquelles représentent le côté progressiste et lumineux des relations internationales ? Il va sans dire que ce sont nos relations avec l'Afrique. Le monde marchera toujours vers le progrès et la clarté. Cela ne justifie-t-il pas que nous eussions utilisé un tiers de nos réserves de devises étrangères pour ce chemin de fer ?

Les relations entre la Chine et l'Afrique sont des relations d'État à État de type nouveau. Elles sont caractérisées par l'égalité, le respect mutuel et l'avantage réciproque. Nous ne devons pas sous-estimer ces termes dont la matérialisation a nécessité une lutte de plusieurs siècles menée par d'innombrables personnes. La Chine est sincère dans l'aide qu'elle apporte à l'Afrique. La construction de ce chemin de fer Tanzanie-Zambie a permis aux Africains de constater le dévouement des Chinois. Et ceux-ci considèrent les affaires des Chinois comme les touchant au plus proche. D'où le rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime à l'ONU, approuvé le 25 octobre 1971 à la 26e Assemblée générale. Cet évènement fut d'une importance capitale pour les affaires étrangères de la Chine, et marqua une nouvelle étape dans la diplomatie chinoise. En 1971, 64 pays seulement avaient établi des relations diplomatiques avec la Chine. Aujourd'hui, ce chiffre a atteint les 171. Cet événement est aussi très important pour la réforme et l'ouverture de notre pays. Nous sommes ouverts sur le monde entier. Aurions-nous pu nous ouvrir sur le monde sans cette restitution du siège de notre pays à l'ONU ? Cela aurait été sans aucun doute très difficile. C'est pourquoi le président Mao Zedong a déclaré en 1971, non sans émotion, que nous avions été portés à l'ONU par nos frères africains. Grâce à ce rétablissement de notre siège, nous sommes entrés dans les Nations unies de manière solennelle. L'Assemblée générale de l'ONU a tenu une séance spéciale, où les représentants d'une cinquantaine de pays ont pris la parole pour souhaiter la bienvenue à la délégation chinoise. Une profonde réflexion s'impose sur la décision magistrale du président Mao et du premier ministre Zhou, relative à la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie.

À l'heure actuelle, les termes : « fournir des biens publics » courent de bouche à oreille sur le plan international. Ils veulent dire que tous les pays, notamment les pays plus ou moins influents à l'échelle internationale, doivent réaliser des bienfaits pour l'humanité. On a raison de lancer ces termes. Nous sommes aujourd'hui des citoyens du monde. En cette qualité, et en raison de notre rapide développement et de notre place au centre de la scène internationale, ne devons-nous pas réfléchir sur la manière d'être bénéfiques à l'humanité ?

Il se peut que certains aillent répliquer que plusieurs dizaines de millions de Chinois vivent encore dans la pauvreté et que de nombreux endroits de l'ouest de la Chine restent sous-développés. Je pense que sous ce rapport nous devons suivre l'exemple du camarade Deng Xiaoping qui, au début de la réforme et de l'ouverture, devant les nombreuses difficultés économiques du pays, ne s'est pas borné à regarder dans les frontières de la Chine, mais a su poser son regard sur le monde entier quand il a imaginé la modernisation et le développement de la Chine. Quelle grandeur d'âme ! Sans celle-ci, notre pays n'aurait pas connu cette expansion considérable. Nous avons d'autant plus besoin d'une telle grandeur d'âme que la Chine a atteint une nouvelle étape importante de son développement.

En quoi pouvons-nous fournir davantage de biens publics au monde ? Je pense sincèrement que nous pouvons progresser dans trois domaines : primo, en ce qui concerne la paix. Dans l'ensemble, la paix règne dans le monde, mais les conflits restent encore fréquents et l'ONU est chargée de la lourde tâche du maintien de la paix. Secundo, le développement. Celui-ci est un autre sujet majeur à l'échelle mondiale. Pouvons-nous envisager des actions plus énergiques pour promouvoir le développement dans le monde ? Tertio, comment faire face au changement climatique qui, au XXIe siècle, est un sérieux défi lancé à l'humanité. Nous ne pouvons pas contourner ce problème. Pouvons-nous faire davantage pour aider les autres pays en développement à y faire face ?

À quoi devons-nous prêter attention quand nous sommes au centre du monde ? À mon avis, nous devons particulièrement tenir compte de manière planifiée des situations générales internationales et nationales. Cette idée a pour la première fois été avancée en août 2006 par le président Hu Jintao, lors de la conférence des autorités centrales sur les affaires étrangères. Ses directives sont opportunes. Tout comme il l'a expliqué dans le rapport qu'il a présenté durant le XVIIe congrès du Parti communiste chinois : « À notre époque, les relations entre la Chine et le monde ont connu un changement historique : l'avenir et le destin de la Chine se lient de plus en plus étroitement à ceux du monde ». « La Chine ne peut assurer son développement sans le monde, tout comme celui-ci ne peut maintenir sa prospérité et sa stabilité sans la Chine ».

Nous devons suivre de près les retombées éventuelles des événements internationaux sur notre pays et aussi les influences internationales de nos affaires intérieures. Au cours de ce processus, nous devons veiller sur ce que nos actions exercent une influence positive sur le plan international, et profitent à la paix et au développement dans le monde. Nous ne devons absolument pas entreprendre toute action pouvant nuire à la paix et au développement.

Nous devons aussi veiller à dispenser une éducation patriotique et internationaliste. La nation chinoise a su conserver une tradition patriotique. Au moment où la mondialisation gagne en profondeur, nous devons donner une éducation internationaliste à nos citoyens et citoyennes, notamment à la jeunesse du pays. Au cours des luttes révolutionnaires, notre parti s'est attaché à combiner patriotisme et internationalisme. Notre révolution a bénéficié du soutien des autres, et nous avons aussi soutenu leur révolution. Aujourd'hui que la paix et le développement sont devenus deux thèmes capitaux de notre monde, nous devons suivre fermement la voie de développement pacifique et pratiquer une stratégie gagnant-gagnant et de l'avantage réciproque dans notre ouverture. Nous voulons que les choses marchent bien chez nous, et aussi dans le reste du monde. Nous devons éduquer nos jeunes de façon qu'ils aiment leur mère patrie et aussi l'humanité. Ce n'est qu'en faisant preuve de grandeur d'âme que les Chinois pourront apporter une plus grande contribution à l'humanité.

Il se peut que l'évolution de la situation internationale en 2009 représente un certain jalon dans ce sens. Un monde avançant vers un nouvel échiquier international connaîtra mieux l'équité, l'égalité, la prospérité et le progrès. Voilà l'espoir de la Chine et aussi celui du monde entier.



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Source: China.org.cn

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