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Français>>OpinionMise à jour 08.12.2009 09h00
Un nouvel échiquier international se profile à l'horizon -- Regard rétrospectif et réflexions sur la situation internationale en 2009 (3)

En cas de transition de la situation mondiale, certains pays verront leur position plus ou moins décliner. Dans la bipolarité d'autrefois, le poids de l'Union soviétique était incontestable, parce qu'elle constituait l'un des deux pôles. Mais l'importance actuelle de la Russie est probablement incomparable à celle de l'ancienne Union soviétique, bien qu'elle soit un grand pays exerçant une influence mondiale.

Auparavant, l'Europe était, avec les États-Unis, au centre du monde. Au cours des derniers siècles, l'Occident occupait une place dominante, et l'importance de l'Europe était indubitable. Mais, suite au déplacement du centre de gravité des relations internationales de l'Atlantique au Pacifique, l'Europe perd de son influence. C'est la raison fondamentale pour laquelle les Européens se sentent aujourd'hui frustrés. Ils reconnaissent eux-mêmes que l'UE, formée de 27 pays, n'a pas de politique étrangère commune ni de politique de défense commune. Par conséquent, elle ne peut pas jouer son rôle dans les relations internationales en tant qu'acteur homogène. Elle est consciente de cette faiblesse. Après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, Herman Van Rompuy a été élu président du Conseil européen, et Catherine Ashton, haut représentant de la politique étrangère et de la politique de sécurité de l'UE. Mais ce ne sont pas deux personnalités de poids en Europe. Quel rôle pourront-ils jouer ? Cela reste à voir. Toutefois, l'UE reste la plus grande entité économique au monde et son PIB était de 18 000 milliards de dollars en 2008, comparativement au total mondial de 61 000 milliards. L'UE reste une importante force dans les relations internationales, et la baisse de son influence est relative.

La Chine est d'emblée au centre de la scène internationale. À vrai dire, nous n'y sommes pas préparés mentalement. C'est pourquoi les Chinois doivent passer davantage de temps à réfléchir aux questions suivantes : de quoi devons-nous nous garder ? Que devons-nous faire ? En quoi devons-nous être vigilants ?

Nous devons nous garder de « nous pavaner ». Par « se pavaner », j'entends la présomption, la tendance à dicter la loi à d'autres pays, à négliger les petits pays et à se montrer arrogant envers autrui. Tout cela est à rejeter absolument. J'ai dit un jour que les Chinois ne craignaient pas les difficultés et les catastrophes naturelles, si graves soient-elles. Nous devons nous garder en particulier d'« avoir un esprit confus ». Le milieu naturel de notre pays et son histoire plusieurs fois millénaire ont façonné la volonté irréductible des Chinois, particulièrement capables de résister aux graves catastrophes. Les expériences historiques ont montré que les Chinois feront la culbute quand ils ont fait preuve d'orgueil. Nous venons à peine de nous placer au centre de la scène internationale, et notre position est loin d'être solide. Dans ces conditions, nous devons tout particulièrement rester sur nos gardes.

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Source: China.org.cn

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