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Le festival débuta avec des chansons chantées tour à tour par de jeunes garçons et de jeunes filles, accompagnés de danseurs. J'avais entendu dire que les Tibétains excellaient en chant et en danse mais n'avais jamais imaginé que cela pouvait être aussi rythmé et mélodieux. Tandis que je zoomais avec mon appareil photo, je pouvais admirer la beauté des jeunes Tibétaines, un cadeau offert par Dieu.
Dans l'arène de la course, des cavaliers bien équipés attendaient impatiemment le début de la compétition. Ils portaient tous un chapeau tibétain blanc sur lequel certain avait noué un ruban de soie rouge. Ils étaient également vêtus de robes tibétaines colorées dont l'épaule droite, serrée par un ruban rouge, dévoilait une blouse blanche. Les chevaux de compétition, portant chacun un numéro, étaient tous parés d'une selle rouge, de cloches en cuivre ainsi que de rênes colorées. Tandis que les cavaliers et les chevaux s'élancèrent au-delà de la ligne de départ, une grande agitation souleva la foule. La compétition qui avait lieu était une course de rapidité, la plus importante du festival.
Sous l'ordre des juges, les cavaliers se lancèrent dans un véritable marathon. La prairie Maoyaba fut soudainement envahie par le bruit du galop des chevaux et du brouhaha de la foule. Les cavaliers tenaient leurs bras relativement hauts et fouettaient férocement l'arrière-train de leur monture. Leurs visages aux muscles tendus montraient leur excitation. Nombre de cavaliers tenaient une bannière jaune dans la main, tandis que l'un d'entre eux se distinguait de la foule avec un drapeau rouge. Ils se tenaient dangereusement, proches les uns des autres. Un cavalier médiocre tomberait sans aucun doute et se ferait piétiner par les sabots des chevaux de ses concurrents. Il paraît cependant que cela n'arrive jamais car les Tibétains sont connus comme «le peuple à cheval». Courageux, ils sont capables de monter leur cheval tout en accomplissant une série d'actions. C'est alors un ouragan coloré qui balaye soudain l'arène de la course.
Ce fut alors l'heure de la compétition équestre à laquelle participait Dawa Jangco. Les cavaliers doivent à cette occasion accomplir toute une série de challenges. Celui qui effectue les mouvements les plus risqués et les plus difficiles est alors nommé vainqueur.
Dès son entrée dans l'arène, Dawa Jangco, couché sous le ventre de son cheval, impressionna le public, conscient qu'une chute serait probablement mortelle. Avant que les spectateurs ne se soient remis de cette scène à couper le souffle, le jeune Tibétain nous surprit davantage encore en montant son cheval la tête sur la selle. L'exercice, déjà difficile sur la terre ferme, nous paraissait impossible à accomplir sur le dos d'un cheval au galop. L'émotion retomba finalement lorsqu'il finit le tir sur le dos de son cheval, dernière épreuve de la journée.
Le premier jour de la compétition s'acheva sans que Dawa Jangco ne finisse vainqueur. Celui-ci était pourtant très satisfait. «Nous attachons beaucoup d'importance à la participation, aussi peu importe le résultat» déclara Dawa Jangco qui nous invita à passer la nuit chez lui.
La mère de Dawa Jangco se trouvait à l'extérieur, lorsque nous arrivâmes. Elle nous invita chaleureusement à entrer dans sa maison, où elle nous servit de la viande séchée et des galettes, traditionnellement offertes aux invités de la famille, puis nous versa chacun un bol de thé au beurre. Alors que nous nous demandions où était passé Dawa Jangco, ce dernier entra dans la tente avec une grosse jarre de vin d'orge du Tibet.
Après quelques verres, il se mit à chanter des chansons tantôt passionnées ou calmes. Nous commencions tous à être un peu enivrés et nous sentions heureux d'avoir eu la chance de passer quelques jours sur le plateau de l'Ouest du Sichuan. Sur son invitation, nous effectuâmes une danse tibétaine que nous avions apprise le jour même. Nos rires et chansons se répandirent au-delà de la tente, dans le silence nocturne de la prairie Maoyaba.
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Source: CRI